Réunion du groupe de lecture Gaudete et exsultate

Lors de sa réunion du 27 avril, le groupe de lecture a d’abord souligné l’intérêt et l’aspect très éclairant de l’intervention du père LATHUILIERE sur le chapitre II concernant les ennemis subtils de la sainteté.
Ces dérives, le gnosticisme et le pélagianisme, peuvent entraîner un repli sur soi, sur son intelligence ou ses mérites et l’oubli de l’action de Dieu.

Trois paragraphes ont particulièrement retenu l’attention du groupe qui a choisi de les partager avec la paroisse :
§54. Le Catéchisme de l’Église catholique aussi nous rappelle que le don de la grâce « surpasse les capacités de l’intelligence et les forces de la volonté humaine », et qu’« à l’égard de Dieu, il n’y a pas, au sens d’un droit strict, de mérite de la part de l’homme. […] Les saints évitent de mettre leur confiance dans leurs propres actions : « Au soir de cette vie, je paraîtrai devant vous les mains vides, car je ne vous demande pas, Seigneur, de compter mes œuvres. Toutes nos justices ont des taches à vos yeux » [Thérèse de Lisieux]
§56. C’est seulement à partir du don de Dieu, librement accueilli et humblement reçu, que nous pouvons coopérer par nos efforts à nous laisser transformer de plus en plus. Il faut d’abord appartenir à Dieu. […] D’autre part, l’Église a toujours enseigné que seule la charité rend possible la croissance dans la vie de la grâce car « si je n’ai pas la charité, je ne suis rien » (1Co 13, 2)
§61. En d’autres termes : dans l’épaisse forêt de préceptes et de prescriptions, Jésus ouvre une brèche qui permet de distinguer deux visages : celui du Père et celui du frère. Il ne nous offre pas deux formules ou deux préceptes de plus. Il nous offre deux visages, ou mieux, un seul, celui de Dieu qui se reflète dans beaucoup d’autres. Car en chaque frère, spécialement le plus petit, fragile, sans défense et en celui qui est dans le besoin, se trouve présente l’image même de Dieu.