Retour sur la conférence « Une spiritualité de service avec le Prado »

Au début de la conférence, Soeur Elisabeth Garel relate le témoignage d’une laïque Nicole qui se plaisait à regarder le portait d’Antoine chevrier en notant qu’il était décalé par rapport à son temps. Le Père Philippe Brunel présente « la partie visible de l’iceberg » du Prado: le Père Antoine chevrier a commencé son œuvre en aidant des jeunes du quartier misérable de la Guillotière à découvrir leur grandeur. Il en reste aujourd’hui sur la région lyonnaise une trentaine d’établissements réputés, destinés à des jeunes en difficulté. Mais le plus essentiel pour lui (la partie moins connue de l’iceberg) était de former « des apôtres pauvres pour les pauvres à partir de l’évangile » : prêtres, sœurs, frères, et aujourd’hui aussi des diacres et des laïcs.
L’objectif d’Antoine chevrier était d’aider des jeunes à découvrir leur grandeur. Sa « conversion » commence la La nuit de Noël 1856, il médite devant la crèche.
« Le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous ». Quelque chose est née, le 25 décembre de cette année-là, un événement tout intérieur qu’il appelle sa conversion.
« C’est le mystère de l’Incarnation qui m’a converti… Je me disais : le Fils de Dieu est descendu sur la terre pour sauver les hommes et convertir les pécheurs. Et cependant que voyons-nous ? Que de pécheurs il y a dans le monde ! Les hommes continuent à se damner. Alors je me suis décidé à suivre Notre Seigneur Jésus Christ de plus près pour me rendre plus capable de travailler efficacement au salut des âmes »
Pour toucher le cœur des gens, il ne suffit pas de faire il faut « être » comme le Christ; être pauvre pour les pauvres et riches de Jésus.
Dans la deuxième partie de notre réunion, Soeur Elisabeth Garel nous propose de revenir au titre de la conférence  » Une spiritualité de service avec le Prado ». Deux axes peuvent nourrir notre vie:
1- que voyons-nous des événements et des hommes autour de nous, quel sens donnons-nous à notre vie? Antoine Chevrier avait beaucoup de respect du fait de leur dignité d’enfants de Dieu pour des jeunes parfois repoussants. Il faut savoir attendre et compter sur la grâce de Dieu pour que quelque chose s’opère en eux.
2- Ce regard appelle une décision : aller sur un chemin de conversion.
La « spiritualité du service » c’est une manière d’être qui va s’inscrire dans un agir : être accessible aux plus pauvres.
Présentation de deux exemples concrets de réalisation : l’accueil de réfugiés dans notre ensemble paroissial qui est une belle collaboration entre des laïcs, un prêtre et le Prado.
Le projet en cours des membres du Prado qui se voient confier par des organismes sociaux des jeunes migrants. Ils leur cherchent des familles de parrainage. Cette conférence s’est terminée par des témoignages personnels. Et le mot de la fin par le Père Brunel : les pauvres nous mettent mystérieusement en relation avec Dieu.