Texte de Sœur Anne-Marie

17 mars 2020 nous voilà confinés, mais qu’est-ce que cela veut dire ? C’est une grande première, on n’a jamais entendu parler de ça ! Surtout à cette échelle ! Peu à peu toute la planète est concernée !

C’est ce qui me choque le plus au début !… Est-ce possible que nous soyions tous affectés en même temps et soumis aux mêmes recommandations, aux mêmes interdictions ?

C’est comme un filet qui s’est abattu sur notre petite planète et nous enserre tous ensemble.

Est-ce possible que le monde s’arrête ?

« Restez chez vous ! » –  Mais, là tout près, des personnes ont besoin d’être visitées, écoutées et ce serait tellement facile !

« Restez chez vous ! » –  Mais, je pourrais partager l’espace de mon jardin à ceux qui sont en appartement !

Et voilà de plus en plus de personnes touchées, la maladie se répand, des morts de plus en plus nombreux sont répertoriés chaque jour dans tous les points du globe.

Les psaumes nous reviennent en mémoire : « Un pauvre crie, le Seigneur entend ! » Nous l’avons si souvent chanté ! Mais aujourd’hui Seigneur, nous avons envie de te dire : « Pourquoi dors-tu ? »  « As-tu vraiment vu la souffrance de ton peuple ? »   Souffrance immense, partagée par tous …petits et grands, … riches et pauvres de tous âges, de toutes conditions.

Oui, la planète tout entière est atteinte et dans cette réalité je continue à penser : « Seigneur tu vois, tu sais, tu es là ! »

 Tu es là, dans tous ceux qui se mobilisent : soignants, prêtres, musiciens, chauffeurs de bus, voisins attentifs…

 Tu es là, dans cet immense élan de solidarité qui prépare un monde nouveau.

 Tu as besoin de chacun de nous pour qu’advienne la fraternité.  Que changent nos cœurs et nos regards, pour que surgisse un « aujourd’hui » plein d’espérance et de joie.

Sœur Anne-Marie

Sœur Missionnaire catéchiste