Méditation Mercredi 3ème semaine temps Avent

En ce temps-là, Jean le Baptiste appela deux de ses disciples et les envoya demander au Seigneur : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » Arrivés près de Jésus, ils lui dirent : « Jean le Baptiste nous a envoyés te demander : Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »
À cette heure-là, Jésus guérit beaucoup de gens de leurs maladies, de leurs infirmités et des esprits mauvais dont ils étaient affligés, et à beaucoup d’aveugles, il accorda de voir. Puis il répondit aux envoyés : « Allez annoncer à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles retrouvent la vue, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. Heureux celui qui ne trébuchera pas à cause de moi ! »

Méditation du Père Luckson Chery

A ce moment-là, Jésus guérit beaucoup de malades, d’infirmes et de possédés, et il rendit la vue à beaucoup d’aveugles. Puis il répondit aux envoyés : « Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. Heureux celui qui ne tombera pas à cause de moi !».

Dimanche dernier Jean Baptiste a été interrogé par prêtres et de lévites venant de Jérusalem. Aujourd’hui, c’est lui qui envoie deux de ses disciples auprès de Jésus pour lui demander : Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ?

Dans ce texte d’évangile, Jean Baptiste hésite, il est troublé. Se serait-il trompé ? Il croyait que le Messie viendrait comme un juge strict et impartial pour punir et récompenser. Et voilà que Jésus visite les publicains et les pécheurs, il guérit les malades, proclame « bienheureux » les gens doux et ceux et celles qui savent faire la paix. Il dit qu’il ne faut pas juger les autres et qu’il faut aimer ses ennemis.

Jésus répond aux envoyés : « Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. Heureux celui qui ne tombera pas à cause de moi !».

Ce Messie « incarné », nous le retrouvons dans la crèche de Bethléem. Jésus, petit enfant fragile, est complètement dépendant de ses parents et des gens autour de lui. Les gens l’attendaient fort, puissant, victorieux… il entre dans notre monde en clandestin, un sans papier, un immigrant illégal. « Il n’y a pas de place pour lui dans la salle commune ». Les premiers visiteurs sont de pauvres bergers, ceux qui étaient parmi les plus bas dans l’échelle sociale de son temps. Il mourra entre deux bandits, l’un à sa droite et l’autre à sa gauche.

C’est là le genre de Messie et de sauveur que Dieu a choisi. C’est pourquoi Jean Baptiste a eu des doutes : « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ?»

Il y a tellement de besoins, de souffrances et de solitudes ! Si chacun de nous fait un effort supplémentaire pour rejoindre certaines personnes qui ont besoin d’un peu d’amour et d’affection, Noël aura une véritable signification dans leur vie et dans la nôtre. Nous serons alors une « bonne nouvelle » dans notre monde d’aujourd’hui ? Le Christ est bien celui qui doit venir et nous n’avons pas à en attendre un autre.