L'ÉDITO DU PÈRE CACAUD

semaine du 23 février 2025

Citius, Altius, Fortius, Communiter (22). Année Sainte (8)

L’évangile de ce dimanche nous invite au dépassement de soi : « Jésus déclarait à ses disciples : « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : « Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique. Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. » (Lc 6, 27-31) Nous qui nous laissons guider par la devise olympique au sein d’une année sainte, nous sommes profondément stimulés par les paroles de Jésus. Il s’agit bien d’aller plus vite, plus haut, de devenir plus forts avec les autres ! Cet appel au dépassement de soi, à un pas en avant vers l’état de perfection accueillons-le et qu’il ne soit pas lettre morte dans notre vie.

Il peut nous sembler que Jésus mette la barre un peu haute et que nous soyons incapables de parvenir au but. Le sportif sait que s’il veut remporter la victoire devra relever des défis, il devra pousser au maximum ses capacités physiques mais il devra aussi stimuler son « mental ». Pour cela il reçoit l’aide d’un coach, il est régulier pour suivre ses séances d’entrainement, il sait faire les choix qui sont cohérents avec son objectif. Il devrait en aller de même pour notre vie chrétienne. Souvenons-nous des paroles de l’apôtre Paul : « 24 Vous savez bien que, dans le stade, tous les coureurs participent à la course, mais un seul reçoit le prix. Alors, vous, courez de manière à l’emporter. 25 Tous les athlètes à l’entraînement s’imposent une discipline sévère ; ils le font pour recevoir une couronne de laurier qui va se faner, et nous, pour une couronne qui ne se fane pas. 26 Moi, si je cours, ce n’est pas sans fixer le but ; si je fais de la lutte, ce n’est pas en frappant dans le vide. 27 Mais je traite durement mon corps, j’en fais mon esclave, pour éviter qu’après avoir proclamé l’Évangile à d’autres, je sois moi-même disqualifié. » (1Co 9,24-27) Les efforts engagés sont nécessaires à notre progrès spirituel. Même si nous savons que le but ne sera atteint qu’au terme de notre itinéraire terrestre nous savons bien que s nous voulons y parvenir il nous faut dès maintenant nous y engager. Le même saint Paul écrivait dans ce sens aux Philippiens : « 10 Il s’agit pour moi de connaître le Christ, d’éprouver la puissance de sa résurrection et de communier aux souffrances de sa passion, en devenant semblable à lui dans sa mort, 11 avec l’espoir de parvenir à la résurrection d’entre les morts.12 Certes, je n’ai pas encore obtenu cela, je n’ai pas encore atteint la perfection, mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir, puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus. 13 Frères, quant à moi, je ne pense pas avoir déjà saisi cela. Une seule chose compte : oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant, 14 je cours vers le but en vue du prix auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus. 15 Nous tous qui sommes adultes dans la foi, nous devons avoir ces dispositions-là ; et, si vous en avez d’autres, là-dessus encore Dieu vous éclairera. 16 En tout cas, du point où nous sommes arrivés, marchons dans la même direction. » (Ph 3, 10-16)

Que le grâce de Dieu nous accompagne pour que nous sachions discerner où sont les vrais combats ceux qui valent la peine que nous nous engagions de grand cœur et avec toutes nos forces.

Michel Cacaud