Avant de nous consacrer au troisième conseil que nous donne l’Eglise pour bien vivre le Carême, il n’est pas inutile que nous nous attardions un peu sur la vie de prière en nous laissant éclairer par le catéchisme de l’Eglise catholique. Il est des rappels dont l’utilité n’est plus à démontrer. La première référence est celle du compendium du catéchisme, la seconde celle du catéchisme (CEC). Cette seconde référence permettra d’approfondir la réflexion.
La prière est l’élévation de l’âme vers Dieu ou la demande faite à Dieu des biens conformes à sa volonté. Elle est toujours un don de Dieu qui vient à la rencontre de l’homme. La prière chrétienne est une relation personnelle et vivante des fils de Dieu avec leur Père infiniment bon, avec son Fils Jésus Christ, avec le Saint-Esprit qui habite en leur cœur.
Abraham est un modèle de prière parce qu’il marche en présence de Dieu, qu’il l’écoute et qu’il lui obéit. Sa prière est un combat de la foi parce que, même dans les moments d’épreuve, il continue de croire en la fidélité de Dieu. En outre, après avoir reçu sous sa tente la visite du Seigneur qui lui confie ses desseins, Abraham ose intercéder pour les pécheurs avec une confiance audacieuse.
Les Psaumes sont le sommet de la prière dans l’Ancien Testament : la parole de Dieu y devient prière de l’homme. Tout à la fois personnelle et communautaire, cette prière, inspirée par l’Esprit Saint, chante les merveilles de Dieu dans la création et dans l’histoire du salut. Le Christ a prié les Psaumes et les a portés à leur accomplissement. C’est pourquoi ils demeurent un élément essentiel et permanent de la prière de l’Église, adapté aux hommes de toute condition et de tous les temps.
L’Évangile montre souvent Jésus en prière. Nous le voyons retiré dans la solitude, même la nuit. Il prie avant les moments décisifs de sa mission ou de celle des Apôtres. De fait, toute sa vie est prière, parce qu’il est en constante communion d’amour avec son Père.
Pendant l’agonie au Jardin de Gethsémani, ainsi que par les dernières paroles sur la Croix, la prière de Jésus révèle la profondeur de sa prière filiale. Jésus porte à son achèvement le dessein d’amour du Père et prend sur lui toutes les angoisses de l’humanité, toutes les demandes et les intercessions de l’histoire du salut. Il les présente au Père qui les accueille et les exauce au-delà de toute espérance, en le ressuscitant des morts.
Jésus nous enseigne à prier non seulement avec la prière du Notre Père, mais aussi quand il est en prière. De cette manière, en plus du contenu de la prière, il nous enseigne les dispositions requises pour une prière vraie : la pureté du cœur qui cherche le Royaume et qui pardonne à ses ennemis, la confiance audacieuse et filiale qui va au-delà de ce que nous ressentons et comprenons, la vigilance qui protège le disciple de la tentation. C’est la prière au Nom de Jésus, notre Médiateur auprès du Père.
Notre prière est efficace parce qu’elle est unie dans la foi à celle de Jésus. En lui, la prière chrétienne devient communion d’amour avec le Père. Nous pouvons alors présenter nos demandes à Dieu et être exaucés : « Demandez et vous recevrez, et votre joie sera parfaite » (Jn 16,24).
En ce temps de Carême, nous n’oublions pas nos chers catéchumènes Gwendoline, Max et Lys.